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    Prise de CONSTANTINOPLE



    L’Empire byzantin : ou Empire romain d’Orient était la partie de l’Empire romain qui survécut à la chute de l’Empire d’Occident et qui dura de 395 à 1453. Au cours de ces mille ans, les Byzantins se considérèrent « romains », et ils appelèrent leur empire « l’Empire romain ». Leur religion, leur langue, et leur culture étaient essentiellement grecques plutôt que romaines, mais pour les Byzantins, le mot grec signifiait de façon injurieuse païen. Les Perses et les Arabes appelèrent aussi les Byzantins « romains ». Le mot byzantin vient de Byzance, l’ancien nom de la capitale byzantine, Constantinople. Ce terme byzantin n’est utilisé que depuis le XVIIe siècle, quand les historiens le créèrent pour faire une distinction entre l’empire du Moyen Âge et celui de l’Antiquité.

    En 293, l’empereur Dioclétien instaura, avec la tétrarchie, une division administrative de l’empire romain. Cette division pris une dimension nouvelle avec Constantin Ier (Constantin le Grand). En dotant l’empire d’une deuxième capitale en orient à partir de 330, Constantin posait les bases qui allaient permettre à l’empire romain de survivre aux invasions barbares. Ainsi, à la chute de l’empire romain d’occident en 476, Constantinople, qui héritait de toutes les possessions orientales de l’empire, devint le dernier centre politique et culturel où se perpétuaient les traditions romaines. L’empire byzantin était né.

    Il fallut attendre le règne de Justinien Ier pour que l’armée byzantine tente de rétablir l’empire dans ses frontières occidentales, notamment en Italie en 536, ainsi que sur le pourtour méditerranéen. Mais cette tentative de restauration fut ruineuse et éphémère. De plus, elle ne pu résoudre durablement le schisme entre les églises d’orient et d’occident provoqué par l’apparition du monophysisme au milieu du Ve siècle.

    À la fin du règne de Justinien, l’empire fut harcelé sur toutes ses frontières. Seul l’esprit militaire de Maurice parvint à sauver ce qui pu l’être des conquêtes de Justinien. Il constituait pour cela les exarchats de Carthage et de Ravenne. Mais en orient, les Perses lancèrent une grande offensive à partir de 603. Ils s’emparèrent de l’Egypte et de larges portions parmi les provinces orientales de l’empire byzantin. Pendant ce temps, les Slaves s’installaient dans les Balkans, et une nouvelle hérésie, le monothélisme, était professée à Constantinople, qui allait aggraver l’incompréhension avec l’église d’occident.

    Le règne d’Héraclius est celui de la transition. Jusqu’à présent l’empire byzantin était une continuation de l’empire romain. Avec Héraclius, l’Etat byzantin entre dans l’ère médiévale. Par ailleurs, le latin, qui était encore la langue officielle, bien que parlée uniquement par l’élite, soit définitivement abandonnée au profit du grec. Les titres romains : ’’imperator’’, ’’caesar’’, ’’augustus’’, qui étaient les attributs de l’empereur byzantin sont également abandonnés. Dorénavant, les empereurs se feront appeler par l’ancien titre royal grec : ’’basileus’’.

    Les Perses sont à peine vaincus que l’empire doit faire face à de nouveaux ennemis, plus déterminés encore. Du vivant même d’Héraclius, les Sarrasins conquièrent toutes les provinces orientales qui avaient été reprises aux Perses.

    La crise la plus importante au VIIIe siècle fut la controverse des iconoclasme|iconoclastes, quand les icônes furent interdites par Léon III (empereur byzantin). Cette crise fut temporairement résolue par l’impératrice Irène en 787. Toutefois cette controverse contribua à la détérioration des relations avec les papes et le Saint Empire romain germanique en Occident.

    L’empire atteignit son sommet sous les empereurs macédoniens aux IXe Xe, et XIe siècles. Pendant ces années, l’empereur Basile II vainquit les Bulgares en 1014, et s’allia avec Kiev, une nouvelle puissance au Nord.

    Au XIe siècle, il y eut une autre nouvelle puissance en Occident, les Normands, qui conquirent la Sicile et l’Italie du Sud. À l’Orient, les Seldjoukides conquirent l’Asie mineure, le cœur de l’empire. Un autre coup dur pour l’empire eut lieu en 1054, quand le pape et le Patriarche de Constantinople s’excommunièrent mutuellement. Cet événement consacra le Grand Schisme d’Orient entre le catholicisme et l’orthodoxisme.

    En 1081, Alexis Ier usurpa le trône. Pendant son règne, les croisades commencèrent, pour aider l’empire contre les Seldjoukides. L’opposition entre les croisés et les Byzantins dura tout le XIIe siècle et culmina avec la prise de Constantinople par les croisés en 1204.

    Ils établirent l’empire latin de Constantinople qui dura jusqu’à la reconquête de la ville en 1261 par Michel VIII Paléologue.

    Au cours des deux siècles suivants, l’empire rétabli fut attaqué constamment par l’empire ottoman et l’Europe occidentale ne fut pas disposée à aider les Byzantins. Les Ottomans conquirent l’empire morceau par morceau jusqu’à s’emparer finalement de Constantinople en 1453.

    Avec la chute de Constantinople, l’Empire romain disparut définitivement mais les réfugiés byzantins facilitèrent la transmission du savoir antique et chrétien qui suscita la Renaissance au XVe siècle.

    Constantinople : (latin : Constantinopolis, grec : Konstantinoupolis) est l’ancien nom de l’actuelle ville d’Istanbul en Turquie. Son nom original, Byzance (Byzantion en grec), reste largement utilisé. Constantinople est la francisation de Konstantinoupolis, qui, en grec, signifie la ville de Constantin. Ce nom lui a été donné en honneur à l’empereur romain Constantin Ier, qui choisit d’en faire la capitale de l’empire à partir de 330. Constantin lui donna en fait le nom de Nova Roma (nouvelle Rome), mais ce nom ne fut jamais vraiment utilisé, Rome gardant ses privilèges politiques et militaires. Constantinople fut fondée aux alentours de -800, et devint la capitale de l’empire byzantin. Elle fut mise à sac lors de la quatrième croisade en 1204 et fut la capitale de l’empire latin de Constantinople jusqu’en 1261, quand les forces de l’empire de Nicée conduites par Michel VIII Paléologue reprirent la ville. Le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmed II. Les Ottomans rebaptisèrent la ville Istanbul, bien que l’usage international gardât le nom Constantinople. Lors de la fondation de la république de Turquie, en 1923, la capitale fut transférée à Ankara. (Ref Wikipedia)

    La prise de Constantinople :

    La chute de Constantinople se déroula dans une violence dantesque. Critobule, ce chrétien passé plus tard au service du sultan, raconte : « Aucune tragédie, écrit-il, ne pourra jamais égaler celle-ci en horreur. Spectacle navrant et terrible ! On massacrait des malheureux qui, sortis des maisons couraient par les rues, attirés par les cris, et tombaient sous le glaive avant d’avoir saisi la réalité. On les massacrait dans les maisons où parfois ils se défendaient, et dans les églises où ils se réfugiaient. Les soldats turcs enragés... ne faisaient aucun quartier. » « Quand ils eurent massacré et qu’il n’y eut plus aucune résistance, ils ne pensèrent plus qu’à piller, et s’éparpillèrent, volant, dérobant, pillant, tuant, violant, faisant captifs hommes, femmes, enfants, vieillards, jeunes gens, moines, prêtres, hommes de tout âge, de toute condition... il y en eut (des vierges) qui furent surprises dans leur sommeil, agité de mauvais songes, par ces brigands aux mains sanglantes, aux traits respirant la fureur la plus abjecte. Cette cohue de toutes les nations, ces brute effrénées, se ruaient dans leurs maisons ; les arrachaient, les traînaient, les déchiraient, les forçaient, les déshonoraient, les violentaient dans les carrefours, leur faisant les plus affreux outrages. » Les sens assouvis, les Turcs se livrent au pillage. Magasins, maisons, palais, églises, tout sera dévasté. Toujours, selon Critobule « Les temples furent déshonorés, saccagés et pillés... Les objets sacrés, jetés à terre avec mépris, les saintes icônes et les vases sacrés profanés. On arrachait les ornements sacerdotaux, on les brûlait, on les brisait en morceaux, ou simplement on les jetait à la rue. On violait brutalement les châsses des saints pour en arracher les reliques et les jeter au vent. Les calices, les coupes du saint sacrifice étaient réservées pour leurs orgies ou brisées, ou fondues ou vendues. Les vêtements des prêtres, brodés d’or, de perles et de gemmes, étaient cédés au plus offrant ou jetés au feu pour en retirer l’or fondu. » En Occident aussi l’impression fut prodigieuse. La prise de Constantinople stupéfia les esprits. Personne ne la croyait possible. Chacun, en tout cas, comprit qu’avec la chute de Byzance une page était définitivement tournée dans l’histoire du monde.

    Les répercussions de la chute de Constantinople :

    Avec la chute de Constantinople en 1453 et la disparition du dernier empereur romain, l’Église orthodoxe est privée de son guide temporel. Or, pour les théologiens orthodoxes, il est constant d’affirmer que l’harmonie ici-bas résulte de la symphonie qui doit prévaloir entre le patriarche et l’empereur. Les milieux ecclésiastiques russes vont donc tout mettre en œuvre pour amener les grands-princes de Moscou à prendre le titre de tsar laissé vacant depuis 1453 et assumer la continuité de la communauté des peuples orthodoxes passés pour la majeure part d’entre eux sous la tutelle des Turcs ottomans. Les Principautés roumaines furent une véritable muraille de défense contre l’expansion ottomane en Europe après la chute de Constantinople en 1453 et la chute des Etats orthodoxes balkaniques de Bulgarie et de Serbie. Les princes roumains se trouvèrent pendant des siècles à la tête de la résistance chrétienne contre les Ottomans. Il s’agit de Mircea le Vieux en Valachie (1386-1418) ; de Ioan Corvinus de Hunedoara, Duc de Transylvanie (1438-1456), plus tard régent de la Hongrie ; de Vlad l’Empaleur en Valachie (1456-1463) ; de Stéphane le Grand en Moldavie (1456-1504), prince que le pape Sixte IV reconnaissait comme "le plus puissant champion du Christ" et qui fut canonisé par l’Église orthodoxe roumaine en 1993, et de Michel le Brave en Valachie (1593-1601), qui accomplit en 1600 la première union des trois Principautés roumaines, restant à jamais pour le peuple roumain un symbole de l’unité nationale. Seules devant la puissance croissante de l’Empire ottoman, sans aucune aide de la part des puissances occidentales, les Principautés roumaines furent obligées de reconnaître la suzeraineté ottomane, mais elles ne furent jamais occupées et ne devinrent pas des provinces turques (des pachaliks) comme les autres Etats chrétiens conquis par les Turcs - la Byzance, la Serbie, la Bulgarie et la Hongrie. Elles payèrent à partir du XVIième siècle un tribut annuel au Sultan, mais la Transylvanie, La Valachie et la Moldavie conservèrent leur statut d’autonomie sous la suzeraineté turque. Grâce à leur position privilégiée, les Principautés roumaines devinrent au XVII-e siècle les protectrices de la chrétienté dans tout l’Est orthodoxe, leurs princes assumant la succession des Empereurs de Byzance dans la vie intellectuelle et les affaires de l’Église orthodoxe.




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