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    La Moldavie coupée en deux



    Indépendante depuis 1991, la Moldavie est coupée en deux. A l’est du fleuve Nistru, la province de Transnistrie, d’environ 4 000 km2, a fait sécession En 1989, à la faveur de la perestroïka et sous la pression du Front populaire pro-roumain, le gouvernement de Chisinau proclame le roumain langue officielle à la place du russe et restaure l’alphabet latin. En 1990, les Russes et les Ukrainiens, les nostalgiques de l’ex URSS, inquiets du possible rattachement de la Moldavie à la Roumanie, font sécession et proclame leur propre république : la République moldave de Transnistrie. En 1992 Chisinau tente de récupérer ce territoire. Mais la 14 ième armée russe, commandée par le général Alexander Lebed, vient à l’aide des sécessionnistes et met en échec les Moldaves. Cette guerre civile fera 500 morts et des milliers de blessés. Depuis les deux camps sont séparés par le fleuve Nistru et se regardent en chien de faïence.

    La Transnistrie abrite les armes et les munitions de la quatorzième armée soviétique. En 1999, la Russie s’était engagée à rapatrier son armée (2500 hommes) avant le 31 décembre 2002. Mais elle n’a pas tenu parole. La moitié des stocks, soit 40 000 tonnes d’armes et de munitions, seraient toujours sur place. Jusqu’en 1993, le régime du président Smirnov en a écoulé une partie, puis, il a modernisé plusieurs usines pour produire en série lance-roquettes, armes antitanks, lance-grenades, pistolets-mitrailleurs et autres armes de poing encore moins recommandables. Le trafic d’armes est une spécialité locale, mais d’autres commerces illicites, du tabac à l’alcool, de la prostitution au blanchiment d’argent, ont fait la renommée de cette République que nul Etat n’a voulu reconnaître, pas même la Russie. Ils rapporteraient plus d’un milliard de dollars par an et ont assuré la fortune d’Igor Smirnov, le président autoproclamé, et de son clan. Selon Interpol le fils Smirnov dirige le commerce des armes. Cette région est soupçonnée de fournir en armes les terroristes comme Al-Qaïda. Cette République fantoche vit à l’heure staniliste.

    Tiraspol est la petite capitale de la République autoproclamée de Transnistrie, de 800 000 habitants. A la frontière, entre les deux républiques les Russes font office d’arbitre. Ils sont chargés de séparer les deux camps avec leurs blindés qui s’affichent ostensiblement sur les ponts du fleuve Nistru.

    En Transnistrie, enseigner ou étudier en roumain est un crime politique. La loi stipulant le roumain langue officielle en 1989, par le gouvernement de Chisinau a servi de prétexte aux russophones de Transnistrie pour réclamer leur indépendance. En 1991, un directeur d’usine parachuté par Moscou, Igor Smirnov, s’est fait élire président. Il l’est toujours et n’a visiblement pas l’intention de passer la main. C’est que la Transnistrie est une affaire juteuse.
    La Moldavie, petit pays, le plus pauvre d’Europe, constitue pour la Russie un enjeu de politique intérieure, elle représente un moyen de pression dans ses négociations avec la communauté internationale. C’est encore Moscou qui dicte sa loi dans cette zone qui devient le nouveau mur entre Est et Ouest.

    La Moldavie tente de retrouver son intégrité territoriale, à l’est avec la Transnistrie et au sud son débouché vers la mer, territoire perdu au profit de l’Ukraine. En perdant la Transnistrie, elle a perdu un tiers de son potentiel industriel et au sud son accès à la mer. A l’approche des élections législatives du printemps prochain, le sort de la Transnistrie mobilise d’autant plus la classe politique et l’opinion publique moldave que l’Union européenne commence, elle aussi, à s’y intéresser. Avec l’entrée prochaine de la Roumanie dans l’union européenne, la Moldavie se trouvera sur la ligne de la frontière Schengen et le problème de la Transnistrie sera aux portes de l’UE.




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