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    ACCUEIL > ACTUALITES MOLDAVIE > LA GAGAOUZIE > Moldavie La Gagaouzie

    Moldavie La Gagaouzie



    4.1 Les langues de la législation

    Au point de vue juridique, le moldave, le russe et le gagaouze sont donc les trois langues officielles de la Gagaouzie. Les représentants de l’Assemblée régionale (appelée Khalk Toplouchou) utilisent en principe les trois langues, mais dans les faits le russe est omniprésent, suivi du gagaouze, puis du moldave. Les lois sont promulguées dans les trois langues, mais généralement rédigées en russe, puis traduites en gagaouze et en moldave.

    En vertu de l’article 52 de la Loi fondamentale de la Gagaouzie, « le président de l’Assemblée populaire (Khalk Toplouchou) doit maîtriser la langue gagaouze ». Pour être élu bachkan (chef ou président) de la Gagaouzie, il faut maîtriser la langue gagaouzeart (art. 61). De plus, lorsqu’il commence à exercer ses fonctions, il doit prêter le serment suivant en langue gagaouze (art. 63) :

    Article 61

    1) Peut être élu Chef (Bachkan) de la Gagaouzie (Gagaouz Yeri) tout citoyen de la République de Moldova et de la Gagaouzie âgé d’au moins 35 ans résidant en permanence en Gagaouzie ou y ayant résidé au moins 10 ans, et maîtrisant la langue gagaouze.

    2) La même personne ne peut exercer plus de deux fois consécutivement le mandat de chef (Bachkan) de la Gagaouzie (Gagaouz Yeri).

    Article 63

    1) Lorsqu’il prend ses fonctions, le chef (Bachkan) de la Gagaouzie (Gagaouz Yeri) prête le serment ci-après : "Je m’engage solennellement à servir fidèlement le peuple de Gagaouzie, à respecter et à protéger les droits et libertés de l’homme et du citoyen, à me conformer scrupuleusement à la Constitution de la république de Moldavie et au règlement et aux lois de la Gagaouzie, à défendre ses instruments et à m’acquitter en toute conscience des hautes fonctions de Bachkan de la Gagaouzie dont j’ai été investi."

    2) Le chef (Bachkan) de la Gagaouzie prête serment dans les 30 jours suivant la date de la publication officielle des résultats des élections, dans des conditions empreintes de solennité et dans le cadre d’une séance spéciale à laquelle sont représentés les organismes suprêmes des pouvoirs législatif et judiciaire. Le serment est prêté en langue gagaouze.

    Le territoire gagaouze comprend 31 villages, tous représentés au Parlement local, qui compte 35 députés, soit un par village, sauf la capitale Komrat qui a droit à cinq députés. La Gagaouzie est représenté au parlement de Moldavie par trois députés spécifiquement gagaouzes, mais d’autres sont élus en tant que membres des partis politiques moldaves traditionnels.

    Enfin, le Comité exécutif de la Gagouzie doit veiller au fonctionnement et au développement des langues nationales et des cultures sur le territoire de la Gagaouzie (art. 76 de la Loi fondamentale) :

    Article 76

    Le Comité exécutif de la Gagaouzie :

    [...]

    6) prépare le budget et le présente à l’Assemblée populaire pour approbation, et soumet à celle-ci des rapports trimestriels sur l’exécution du budget de la région autonome ;

    [...] le fonctionnement et le développement des langues nationales et des cultures sur le territoire de la Gagaouzie.

    4.2 Les langues de la justice

    En matière de justice, les trois langues officielles sont admises dans les tribunaux. Tous les citoyens ont le droit d’être assistés d’un interprète si le juge ne parle pas la langue maternelle de l’accusé ou des témoins (art. 89 et 90 de la Loi fondamentale de la Gagaouzie) :

    Article 89

    Le Tribunal de deuxième instance de la Gagaouzie est l’organe judiciaire de unité autonome qui examine les affaires civiles, pénales, administratives et autres. L’organisation et le mode de fonctionnement du Tribunal de deuxième instance de la Gagaouzie et des tribunaux de première instance sont réglementé par les lois concernées de la République de Moldova et de la Gagaouzie.

    Article 90

    Les audiences sont conduites en langue gagaouze, moldave ou russe. Les personnes participant aux débats peuvent prendre connaissance de tous les éléments se rapportant à l’affaire, se faire assister par un interprète et prendre la parole dans leur langue maternelle.

    Dans le cas des nationalités bulgares, tsiganes ou autres, les services d’interprétariat dont la règle.

    4.3 Les langues de l’Administration locale

    Le gagaouze reste la langue de communication orale la plus utilisée, avant le russe et le moldave. Entre ethnies différentes, les gens utilisent généralement le russe plutôt que le moldave (ou le gagaouze). Le russe demeure très employé dans les documents écrits, aux dépens du gagaouze et du moldave.

    En général, l’affichage public est en gagaouze ou bilingue (gagaouze-moldave ou gagaouze-russe). Par ailleurs, il existe des médias tant écrits qu’électroniques en gagaouze, mais également en d’autres langues dont le moldave, le russe et le bulgare.

    4.4 Les langues de l’éducation

    Le système scolaire de la Gagaouzie relève de la république de Moldavie sur l’éducation. Il est sous la juridiction du ministère de l’Éducation par l’intermédiaire du Département gagaouze de l’éducation et des sports dont le siège est à Komrat. Les écoles utilisent les programmes scolaires moldaves, mais « adaptés à la situation gagaouze ». Cependant, les enseignants disent ne pas être satisfaits du nombre d’heures consacrées à l’enseignement de la langue et de l’histoire gagaouzes. Les internats et les écoles sont financés entièrement par le gouvernement moldave de Chisinau, mais la Gagaouzie peut lever ses propres impôts locaux pour financer 14 lycées (lyceu) à partir du budget principal de la Gagaouzie, ainsi que l’éducation préscolaire et l’enseignement secondaire général (à partir des budgets locaux).

    Bref, les Gagaouzes disposent de leur propre réseau d’éducation où la langue d’enseignement est en principe le gagaouze, et où le moldave et le russe sont enseignés en tant que langues secondes, mais les autorités gagaouzes reconnaissent qu’un effort devrait être fait pour améliorer l’enseignement de la langue moldave. L’allemand est enseigné dans certaines classes. Les Moldaves et les Russes ont leurs écoles distinctes des Gagaouzes.

    En réalité, le système éducatif gagaouze accueille au total quelque 32 000 élèves répartis dans 136 établissements qui vont de la maternelle à l’université : 66 établissements préscolaires, trois écoles primaires (comprenant les classes de la première à la quatrième année), 11 gymnases (de la cinquième à la 8e année), 26 écoles secondaires complètes dont une où l’instruction est donnée en moldave et 25 où elle est donnée en russe, 14 lycées, la plupart de langue russe, trois écoles d’EFP appelées « collèges de formation à la production » tels que les fermes-écoles, l’Université d’État de Komrat et la nouvelle Université nationale de Komrat. Dans ces universités, on enseigne surtout en russe, mais aussi en moldave et parfois en gagaouze (avec l’alphabet latin) lorsque les professeurs connaissaient cette langue.Il existe aussi un lycée privé turco-gagaouze où l’instruction est donnée en anglais, gagaouze et turc.

    En réalité, il existe des lacunes importantes au plan de la langue d’enseignement dans la mesure où la plupart des écoles secondaires enseignent encore en russe. Non seulement la Gagaouzie souffre d’une grave pénurie d’enseignants de langue moldave, mais la qualité des enseignants en général laisse grandement à désirer. Par exemple, même si la situation s’est améliorée, le pourcentage d’enseignants titulaires de diplômes d’études supérieures est plus faible dans les localités gagaouzes que dans tout le reste de la Moldavie. Beaucoup d’enseignants ne détiennent encore qu’un diplôme d’enseignement secondaire.

    Les problèmes propres aux écoles de Gagaouzie seraient les suivants :
    - des bâtiments vétustes et mal entretenus, la dernière école ayant été construite en 1988 ; la construction de certaines écoles n’a jamais été terminée et aucune d’elles n’est réellement entretenue ;
    - une grave pénurie de manuels scolaires, notamment en langue russe.

    La Russie a bien proposé de fournir des manuels, mais les programmes moldaves ne sont pas les mêmes qu’en Russie. De plus, les manuels en gagaouze (et en bulgare) coûtent de trois à quatre fois plus cher que ceux écrits en russe ou en moldave et, dans certaines classes, plusieurs enfants doivent partager un seul manuel. Les examens extérieurs (notamment au niveau de la 9e année) se déroulent en russe.




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