• ACTUALITES MOLDAVIE
  • CULTURE moldavie
  • E-Cartes Postales
  • ECONOMIE moldavie
  • HISTOIRE moldavie
  • INFOS PRATIQUES
  • LIBRAIRIE
  • MOLDAVIE GEO
  • TOURISME moldavie
  • ULTIMELE STIRI
  • VENIR EN FRANCE
  • VIE ASSOCIATIONS
  • WeekEnd cu Tine
  • ACCUEIL > ACTUALITES MOLDAVIE > DEBAT LINGUISTIQUE > LIMBA NOASTRA. Notre langue

    LIMBA NOASTRA. Notre langue


    LIMBA NOASTRA

    Le 31 août est un jour férié en Moldavie c’est « Limba Noastra », le jour de la langue. Mais quelle langue ? La langue moldave n’existe pas. La majorité des Moldaves sont d’origine roumaine et ils parlent donc le roumain. Pour des raisons partisanes, les politiques utilisent le débat linguistique entre les communautés qui vivent en Moldavie. Pendant la période soviétique le roumain, langue latine, comme le français, le catalan, l’italien ... s’est écrit en cyrillique. D’où la confusion, entretenue, de langue moldave différente du roumain. Pour mieux comprendre la situation linguistique compliquée de la Moldavie, voici l’article de Jacques Leclerc :


    3. L’indépendance de la Moldavie

    Après la dislocation de l’URSS, la Moldavie proclama son indépendance, le 27 août 1991. Celle-ci fut présentée au Parlement comme « un premier pas vers la réunion avec la Roumanie ». Des mesures furent prises pour encourager les aspirations des minorités dans les domaines de la culture et de l’éducation. Puis, aussitôt, les partisans d’une intégration à la Grande Roumanie (rassemblés autour de Mircea Druc et de M. Matei) devaient perdre du terrain au profit d’une solution moyenne, mais indépendante et nationaliste, incarnée par l’ex-secrétaire à l’Agriculture du Parti communiste moldave, Mircea Snegur, qui deviendra plus tard président de la Moldavie.

    En réaction, les minorités russo-ukrainiennes de Transnistrie et gagaouzes de Gagaouzie proclamèrent leur propre indépendance de la république de Moldavie. Des combats éclatèrent rapidement et, en 1992, le président moldave (Mircea Snegur) autorisa une intervention armée contre les rebelles. La sécession de facto de la Transnistrie ne put être empêchée en raison de l’intervention de la 14e armée russe que commandait le général russe Alexandre Lebed ; les rebelles russo-ukrainiens consolidèrent plutôt leur emprise sur la région disputée. Ensuite, le fringant général russe put renter à Moscou acclamé comme un héros national (il décéda en avril 2002 lors d’un accident d’hélicoptère). Grâce à son intervention, les Russes de Moldavie avaient pu se soustraire au nouveau régime moldave. Maintenant, l’armée russe a acquis le droit de rester dans la région jusqu’en 2030.

    Au milieu de l’année 1992, les relations entre la Moldavie et la Russie s’étaient tellement dégradées que le président de la Moldavie a pu déclarer (le 18 mai) que si la 14e armée ne se retirait pas de la Transnistrie, le gouvernement se considérerait en état de guerre avec la Russie. La politique de « moldavisation » des institutions et de l’administration fut abandonnée vers la fin de 1992. La classe politique moldave prit progressivement conscience que la stabilisation intérieure passait par la recherche de l’équilibre vis-à-vis la Russie et la Roumanie. Le gouvernement moldave demanda plusieurs fois l’intervention de l’ONU, en vain. En mai 1993, le gouvernement moldave concéda aux rebelles de Transnistrie la présence de forces russes dans l’est de la Moldavie jusqu’à ce que la région obtienne un statut politique spécial. Ce compromis ne suffit pas aux dirigeants (slaves) de la Transnistrie qui exigèrent que le Parlement moldave accepte la réintégration de la Moldavie à la Russie.

    Les premières élections législatives libres de Moldavie se déroulèrent en février 1994. À la suite de ces élections (mars 1994), la population moldave se prononça majoritairement par référendum pour le maintien d’une « Moldavie indépendante » de la Roumanie, dans ses frontières de 1990, c’est-à-dire incluant la Transnistrie. Une nouvelle constitution fut adoptée le 29 juillet décembre 1994. Cette année-là, le Parlement annula la législation qui prévoyait de faire passer des examens en moldave aux fonctionnaires. Par prudence, le gouvernement avait préféré misé sur l’héritage multiethnique de la Moldavie et du caractère hétérogène de la « nation socialiste moldave ».

    La situation avec la Russie demeure tendue depuis, bien que le Parlement moldave multiplie les mesures d’apaisement comme la suspension des lois linguistiques de1989 (la Loi relative au statut de la langue officielle dans la république de Moldavie et la Loi relative au fonctionnement des langues parlées sur le territoire de la république de Moldavie), qui faisaient du roumain la langue officielle. La Moldavie a adhéré au Conseil de l’Europe en 1995 et à la Francophonie en 1997 (lors du Sommet de Hanoï).

    En 1995, le Parlement moldave a reconnu aux Gagaouzes un statut d’autonomie (par la Loi concernant le statut juridique spécial de la Gagaouzie - Gagaouze-Yeri) au sein de la République, lui donnant le droit de posséder ses propres emblèmes, et de se doter d’une assemblée législative et d’organes exécutifs spécifiques. Le 13 juillet, le gouvernement de la république de Moldavie signait la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales du Conseil de l’Europe ; la convention était ratifiée par le Parlement moldave le 20 octobre 1996 et elle entrait en vigueur le 1er février 1998.

    Le 8 mai 1997, un mémorandum a été signé entre les représentants de la Moldavie et ceux de la Transnistrie. Il prévoyait l’ouverture des frontières, l’utilisation du leu comme monnaie unique, l’harmonisation des législations et le retrait de la 14e armée russe. À la suite de nouvelles négociations en 1999, un accord prévoyait le départ des forces russes d’ici 2002. Malgré les espoirs qu’il avait d’abord suscités, cet accord demeura sans effets. Pour le moment, la « République moldave de Transnistrie » reste un État autoproclamé, non reconnu par la communauté internationale. Les autorités de cette région constituent un véritable reliquat du régime soviétique ; ils fonctionnent en russe, imposent leur loi aux Moldaves de la région et font obstacle à toute tentative de conciliation tout en demeurant radicalement opposés à toute réunification avec la Roumanie.

    Pour sa part, l’État moldave s’est lancé dans la surenchère particulariste et tend à se différencier au maximum de l’État roumain. L’évolution de la situation intérieure politique des deux États rend sans doute improbable, à court terme, une réunification politique. En général, la classe politique actuelle préfère poursuivre un certain équilibre tant envers la Roumanie que la Russie, ce qui semble un gage de la stabilité intérieure de la république de Moldavie.




    A LIRE AUSSI ...



    [Ajouter ce site à vos favoris]- [Moldovanet, votre page de démarrage]- [Accueil]- [Mentions légales]- [Plan] - [Home] -
    Copyright © 2004-2007 Moldovanet. All rights reserved.