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    Festival du Printemps de Paris



    afficheprintempsdeparis2011

    festival / theatre le Printemps de Paris (7e édition)
    festival de théâtre européen

    du 9 au 15 mai
    au Théâtre de l’Opprimé
    78/80 rue du Charolais - 75012 Paris
    M° Gare de Lyon, Reuilly-Diderot, Montgallet ; Bus 29

    16€ plein tarif
    12€ étudiants, demandeurs d’emploi, habitants du 12e, intermittents du spectacle
    10€ groupe à partir de 10 personnes, abonnés de la Maison d’Europe et
    d ‘Orient

    Réservations : 01 43 40 44 44
    www.theatredelopprime.fr

    merignac-beaudesert-aniawinkler Mérignac-Beaudésert, Tsiganes français sous l’Occupation Lundi 9 mai - 20h30

    De Michèle Faurie et Christophe Sigognault
    D’après les travaux d’Emmanuel Filhol
    Mise en scène Christophe Sigognault
    Avec Michèle Faurie et Christophe Sigognault
    Création musicale Renato De Aguiar, chant Mikhaela Petrova
    Production Cie Saudade (Paris), en partenariat avec la Maison d’Europe et d’Orient

    Les témoins parlent, les historiens écrivent, les artistes portent la parole. Ensemble, lecteurs et auditeurs, nous rebranchons deux fils dénudés sur le courant affaibli de la mémoire. Aux dires de certains anciens, c’est impuissants qu’ils ont assisté durant cette guerre à la spoliation des biens de personnes jugées indésirables sur le territoire, à l’enfermement, à l’humiliation puis à la déportation. Mais alors, témoins de ces horreurs, pourquoi continuent-ils de traiter cette population déshéritée de « voleurs de poules », à semer la mauvaise parole, jetant toujours le discrédit sur un peuple nomade ?
    Avec cette lecture à deux voix, les interprètes cherchent à « redonner vie à ces oubliés de l’histoire » à partir de l’étude de l’historien Emmanuel Filhol portant sur la déportation de Tsiganes français au camp de Mérignac, Poitiers et Sachsenhausen (1940-1945). Il s’agit de remplir consciencieusement, dans un souci d’accomplissement du « Devoir », une case vide de la mémoire nationale, avec l’angoisse de voir ressurgir l’horreur demain matin...
    Texte publié aux éditions l’Espace d’un instant.

    affichefuckyoueuropa Fuck you, Eu.ro.Pa ! Mardi 10 mai - 20h30

    De Nicoleta Esinencu
    Traduit du roumain par Mirella Patureau
    Mise en scène Veronika Boutinova
    Avec Charlotte Talpaert et Charlotte Mucklisch
    Production Cie Les Chiennes Savantes (Calais)

    « Je ne sais même pas comment le dire… Que j’aimerais chier avec plaisir sur toute votre Europe… ». Tel est le fantasme du personnage créé à Chisinau en 2003 par Nicoleta Esinencu, une dizaine d’années après la chute du mur de Berlin et les retrouvailles Est-Ouest. Dans ce monologue tendre et violent, version lettre au père moldave, où se mêlent musiques et performances gustatives, Charlotte Talpaert incarne avec rage et énergie cette jeune femme élevée dans la pire des misères, sous le régime communiste, et qui découvre avec écœurement la surconsommation à l’occidentale… Estomacs fragiles, ne pas s’abstenir !
    Nicoleta Esinencu est née en 1978 en Moldavie. Co-auteure du Septième Kafana, ses textes sont présentés à Avignon, à Paris, à Berlin, à Bucarest, à Montpellier et à Moscou, ainsi qu’au Festival de Theâtre européen à Dusseldorf et à la Biennale d’art contemporain de Venise. À cette occasion, FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! a fait l’objet d’une question au gouvernement lors d’une session du parlement roumain.
    Les « Chiennes savantes » reviendront de Chisinau où elles auront joué FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! du 3 au 6 mai au Théâtre national.
    Texte publié aux éditions l’Espace d’un instant.

    AIIRH+ A (II) Rh + Mercredi 11 mai - 20h30

    De Nicoleta Esinencu
    Traduit du roumain par Mirella Patureau
    Mise en scène Michèle Harfaut
    Avec Miglen Mirtchev

    Un homme.
    À qui s’adresse-t-il ?
    Il fait la liste des résolutions qu’il a décidé de prendre à partir d’aujourd’hui : inculquer à sa fille des rudiments d’anglais fondés sur la méfiance et le mépris de tous ceux qui ne sont ni de son pays ni de son sang (« the Blacks suck, the Paslestinians suck, the Americans suck […], the Russians suck », etc.), réaffirmer sa place de chef de famille à coups de leçons d’hygiène mentale et corporelle, faire du sport, organiser le quotidien.
    Dans cette pièce, Nicoleta Esinencu veut donner à entendre le pire - le racisme au quotidien, la logique de la violence, la colère xénophobe, l’enthousiasme mortifère des revendications nationalistes.
    Ça commence donc comme un cahier de bonnes résolutions, ça continue comme un programme de remise en forme, c’est une autohypnose à visée hygiénique, eugénique et raciste. C’est un hymne monstrueux à la gloire du nationalisme, que l’auteur condamne. C’est un chant de haine toxique qui empoisonne celui-là même qui le chante et ceux-là même qui le lisent ou l’écoutent.
    Nicoleta Esinencu est née en 1978 en Moldavie. Auteure de FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! et co-auteure du Septième Kafana, ses textes sont présentés à Avignon, à Paris, à Berlin, à Bucarest, à Montpellier et à Moscou, ainsi qu’au Festival de Theâtre européen à Dusseldorf et à la Biennale d’art contemporain de Venise. Le dernier monologue A(II) RH+ est encore inédit en France.

    commentjaimangeduchien Comment j’ai mangé du chien Jeudi 12 mai - 20h30

    D’Evgueni Grichkovets
    Traduit du russe par Arnaud le Glanic
    Mise en scène Christophe Gauzeran
    Avec Géraud Andrieux
    Production Cie Fahrenheit 451 (Bois-Colombes)

    C’est l’histoire d’un gars qui a existé mais n’existe plus. Pourtant, il est toujours là ! Expression du passage délicat de l’adolescence à l’âge adulte, la pièce évoque ce moment particulier de la vie où le regard des autres sur soi change, où les repères se modifient. Le héros évoque le temps où il a perdu la trace de son enfance, il raconte sa propre disparition. C’est très « russe », tragique mais irrésistiblement drôle !
    C’est dans une langue résolument décalée et absurde et dans une énergie tragi-comique, que ce personnage raconte au public des bribes de sa vie. Extrêmement pudique, il semble aller de digressions en digressions pour mieux masquer un désespoir que le spectateur devine, perçoit à travers les récits absurdes et comiques de la discipline militaire ou sa révolte encore présente face aux codes de l’école.
    Grichkovets nous apparaît alors comme un nouveau témoin de cette fameuse « âme russe » que nous connaissons, nous Français, à travers le théâtre de Gogol ou de Tchekhov. Le personnage semble en effet un descendant de Platonov, Ivanov ou du Docteur d’Oncle Vania. Un siècle plus tard, il témoigne de ce même sentiment d’absurde face à la vie. Alors que chacun peut ressentir, par moment, une impression de vacuité, d’inutilité passagère, notre personnage semble réellement bloqué par cette perception. Il est comme écrasé par son incapacité à construire quoi que ce soit dans cette société. Il n’est pas non plus suicidaire, il est handicapé par le sentiment de la finitude et de l’inutilité de toute construction personnelle…
    Evgueni Grichkovets, né en Sibérie en 1967, étudie la philosophie à l’université de Kouzbass où il fonde le théâtre « Loge ». Il crée et joue Comment j’ai mangé du chien en 1998, pièce qui remporte un grand succès à Moscou au Festival de théâtre international NET. Au cours de la saison 2000-2001, il monte ses pièces en résidence au théâtre « École du drame moderne à Moscou ». Le jury du Masque d’Or lui attribue en 2000 le Prix d’Innovation et le jury des critiques le Prix de la saison théâtrale.
    Texte publié aux éditions Les Solitaires Intempestifs.

    lemasquedelennemi Le Masque de l’assassin Vendredi 13 mai - 20h30

    D’après Hygiène de l’Assassin d’Amélie Nothomb
    Traduit du français et adapté par Lili Popkhadze et Robert Stouroua,
    avec la participation d’Irène Gogobéridzé
    Mise en scène Robert Stouroua
    Avec Beso Zanguri, Gagi Svanidze, Zaal Baratashvili, Gela Lezhava et Mamuka Loria
    Production Théâtre national Chota-Roustavéli (Tbilissi)
    Spectacle en géorgien surtitré en français

    L’action commence dans la salle d’attente d’un aéroport. Un retardde vol est annoncé et Jérôme Auguste s’installe pour lire quand un homme – Textor Texel –vient l’importuner.Il ne cesse de parler à Jérôme Auguste qui, pourtant, lui fait clairement comprendre son désir d’être seul. Texel s’avère être un monstre, une sorte de tortionnaire quiprend plaisir à ne pas laisser Auguste tranquille.De flots de paroles en flots de paroles, il avoue avoir emprisonné la femme d’Auguste, vingt ans plus tôt,toute une nuit dans un mausoléedu cimetière Montparnasse, puis de l’avoir violée, avant de la tuer à coups de poignard, dix ans plus tard.Après ces effroyables révélations, il propose à Augustede le tuer. Maisce dernier, horrifié, appelle la police pour qu’ils arrêtent Texel. Quand les policiers arrivent, ils regardentJérôme Augustecomme un homme ivre et ne prêtent aucune attention à Textor Texel. C’est à ce moment précisque les choses commencent à devenir étranges. Texel explique à Auguste que les policiers l’ont ignoré car il n’existe pas réellement : en fait, il n’est qu’une partie très différente d’Auguste lui-même. Il poursuit en racontant tout ce qu’il sait de lui, et il en sait beaucoup : Texel essaie-t-il donc de le rendre fou, ou Auguste l’est-il déjà ?
    Viol, confinement, torture psychologique, meurtre, troubles alimentaires, suicide,la béance d’être orphelin, l’influence du monstrueux sur soi et les autres, Le Masque de l’Assassin est un spectacle poignant,avec deux jeunes acteurs géorgiens qui entraînent sans détour le public dans le combat de la folie.
    Né en 1938 à Tbilissi, le metteur en scène Robert Stouroua est directeur artistique du Théâtre national Chota-Roustavéli depuis 1980. Son univers artistique est très varié. Ses productions intègrent de manière harmonieuse la tragédie et la comédie, le mélodrame et la farce politique ; les effets comiques classiquessont suivis de méditations philosophiques, le grotesqueet le sarcastique naissent d’unréalisme poussé à l’extrême. Robert Stouroua est connu dans le monde entier pour ses mises en scènesouvent qualifiées de « sensationnelles ».

    cettechoselà-klausreimer Cette chose-là Samedi 14 mai - 20h30

    De Hristo Boytchev
    Traduit du bulgare par Iana-Maria Dontcheva
    Mise en scène Dominique Dolmieu
    Avec Céline Barcq, Laurent Grappe, Franck Lacroix, Salomé Richez,
    Christophe Sigognault et Federico Uguccioni
    Production Théâtre national de Syldavie,
    avec le soutien du Centre national du Théâtre et de la Ville de Paris

    Dinko, responsable d’un passage à niveau, entend un bruit bizarre dans son grenier. La nuit, cette chose-là l’empêche de dormir et le jour, de travailler. Mais quand il monte voir, il ne trouve rien ni personne. Les personnages rassemblés dans ce lieu vont s’attacher à inventer tous les moyens possibles et imaginables pour capturer la chose... Une comédie au rythme effréné qui nous propulse dans le domaine de la farce, dans un mélange chaotique d’absurde et de grotesque, de dérision et de tendresse.
    Hristo Boytchev, auteur contemporain bulgare, a été découvert en France avec Le Colonel-oiseau,mis en scène par Didier Bezace. Sa première pièce, Cette chose-là,a été montée une quarantaine de fois en Bulgarie et en Europe de l’Est, et fait l’objet d’un film.
    Suite aux nombreuses activités de la Maison d’Europe et d’Orient en relation avec les cultures des Balkans, notamment Balkans’ not dead de Dejan Dukovski en 2009, la saga balkanique du Théâtre national de Syldavie continue avec Cette chose-là mis en scène par Dominique Dolmieu.
    Texte publié aux éditions l’Espace d’un instant.

    rassm RASSM - République Autonome Soviétique Socialiste Moldave Dimanche 15 mai - 17h00

    D’après la poésie avant-gardiste et prolétarienne de Transnistrie des années 1920-1930
    Mise en scène Mihai Fusu
    Avec Mihai Fusu et Dorel Burlacu au piano
    Production Théâtre à un acteur (Chisinau),
    avec le soutien de l’Alliance Francaise de Chisinau
    Spectacle musical en roumain surtitré en français

    RASSM, pour République Autonome Soviétique Socialiste Moldave.
    Après la Révolution de Lénine en 1917, les nations qui peuplent l’immense territoire de l’Empire russe sont encouragées à former leurs propres États.
    En 1924, sur le territoire de l’actuelle Transnistrie, est formée une république de langue roumaine – RASSM – et un processus d’émancipation commence dans le nouvel État.
    À partir de 1928, le premier journal, Le Fermier rouge, est édité. Il contient un supplément littéraire. Des paysans, des ouvriers, des soldats, des intellectuels prolétaires sont encouragés à créer une nouvelle littérature.
    À partir de 1936-1937, Staline change de politique et un massacre est déclenché. Des dizaines de poètes, dramaturges, écrivains, éditeurs deviennent,du jour au lendemain, les ennemis du peuple et sont liquidés.
    Le spectacle RASSM est basé sur cette littérature qui ne s’est développée que pendant dix ans (entre 1928 et 1937). Rudimentaire, fanatique et naïve à la fois, tantôt banale, tantôt incompréhensible, elle reste néanmoins toujours sincère.
    À travers ce spectacle tragique, drôle, historique et utopique, Mihai Fusu a tenté de comprendre une époque, de rendre hommage à une génération morte de manière absurde, de rire de cette littérature aberrante. Un intellectuel doit-il servir une idéologie ? La question reste posée.
    Compilation de poésies, chacune accompagnée par une mélodie ou par un espace sonore, le spectacle se présente comme un dialogue entre l’univers de la parole et celui de la musique.
    Créé en 1968, le “Teatrul Unui Actor” est devenu en 1995 une institution municipale, dépendant de la Ville de Chisinau. Il propose une programmation éclectique, qui va du classique à l’avant-garde. Sous la direction de Dumitru Fusu, il a connu des années de gloire artistique et professionnelle, avec notamment des tournées en Russie, Italie, France, Allemagne, Ukraine, Suisse, Biélorussie… Entre 1999 et 2003, il a organisé le festival international de spectacles solo “ONE MAN SHOW”, destiné à faire émerger de nouvelles formes théâtrales et diversifier le langage de la communication. Depuis 2006, la direction artistique du théâtre a été confiée à Mihai Fusu, qui souhaite lui donner une nouvelle impulsion et le faire évoluer vers un centre expérimental de mise en scène et de dramaturgie.




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